Il y a celles dont les parents auraient tant voulu un fils et sont obligés de faire avec. Celles qui ont un frère, tellement génial, tellement meilleur, tellement avantagé, un frère qui a tout, tous les droits, toutes les attentions, toutes les opportunités. Celles qui ont des parents qui les aiment très fort, parce que les filles, c’est fragile, c’est mignon, c’est câlin, c’est obéissant, c’est sage, ça restera à la maison pour s’occuper de leurs vieux jours.
Il y a celles qui découvrent le regard des autres à l’adolescence : trop jolies, elles sont considérées comme étant LE gadget à avoir par les garçons. A avoir, pas à aimer. Pas assez jolies, elles essuient au mieux l’indifférence, au pire, les insultes et le mépris ; elles donneraient tout pour être considérée comme LE joli gadget à avoir.
Il y a celles qui trouvent le monde du travail deux fois plus injuste, deux fois plus dur, parce qu’elles sont harcelées, insultées, dénigrées, maintenues à part, bloquées dans leur avancement, sous-payées, sous-employées, licenciées, poussées à la démission parce qu’elles ne couchent pas, parce qu’elles « tombent » enceinte, qu’elles briguent des postes de pouvoir…
Il y a celles qui intègrent un déni d’elles-mêmes dans la violence, le sang, les larmes, le viol et les coups ; de la part d’un inconnu, d’un ami, d’un parent, d’un supérieur, d’une personne pourtant de confiance. Celles qui ensuite, quand elles se tournent vers leur entourage, découvrent méfiance, accusation ou dégoût.
Autant pour l’insouciance. On fait la queue à la caisse, on regarde toutes ces femmes et on se dit « une sur dix est victimes de violences conjugales ». On prend le bus et on pense : « une sur six a été ou sera victime d’agression sexuelle ».
[ Rien que de penser à ca j'ai les nerfs contre tous les hommes qui se croient supérieurs... ]
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> construction
dsl g pa la foi dfer la miz en page ! lol